LE QUAI 21 SE RACONTE – BLAISE NDALA

Un événement littéraire particulier va se passer dans le cadre du salon du livre Francofest 2017 et avec le musée du Quai 21 pour “Le Quai 21 se raconte”.

Le 2 novembre prochain, l’auteur Blaise Ndala sera à Halifax pour parler de lui mais surtout de son dernier roman: Sans capote ni kalachnikov.  L’Alliance Française Halifax a un accord avec sa maison d’éditions afin de facturer à 20$ au lieu de 30$ (sans taxes ni transports) le roman.
Si cela vous intéresse de commander une version papier avec l’Alliance Française, merci de compléter avant le 15 septembre prochain le formulaire ci-après.
 
Voici ce qui est dit sur l’oeuvre:
 
Point de vue de l’éditeur:
Au-delà de la guerre, de ce qui l’a provoquée et des dérapages, racontés par deux ex-soldats rebelles, Blaise Ndala fait le récit d’un monde obsédé par la célébrité et par la marchandisation de la misère. Tout ceci avec comme trame de fond un capitalisme sauvage où la guerre sert à exploiter les richesses minières des pays africains.
Rwenzori, Afrique des Grands Lacs. Fourmi Rouge et Petit Che traquent les ombres fuyantes du conflit le plus meurtrier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils se sont rebellés contre le dictateur qui a coincé le pays entre une espérance de vie en chute libre et une constipation électorale bien carabinée. Ce qui  hante pourtant leur esprit dépasse les aléas du jeu politique. Leur obsession a un nom: Véronique Quesnel, cinéaste attirée par cette république déclarée «centre de gravité de la misère nègre». Connaîtront-ils le vrai visage de celle qui, de Montréal à Hollywood, draine les foules? Parviendront-ils à découvrir la vérité et à s’inventer un avenir?
 
Point de vue de l’auteur
Si la misère ne faisait pas le bonheur, pas une seule célébrité n’irait au soleil voir si elle y est moins pénible ; et si elle n’était pas cotée en bourse, aucun riche n’y investirait sa fortune.
Ce roman est une auto-dénonciation: je viens avouer au lecteur que j’appartiens à cette société du spectacle qui participe, d’une crise à l’autre, à la mise en abîme de «l’aide» aux pauvres.
Je viens lui tendre ma joue pour qu’il y balance la gifle qui me rappellera mon statut de comparse. Du Kivu au Congo, aux Gonaïves en Haïti, la danse du ventre de «l’egocharité» n’aurait peut-être pas séduit autant si j’avais fait de moi-même un homme qui s’interroge. Si je n’avais pas feint d’ignorer que nous ne donnons plus pour vaincre la misère que nous montre CNN, mais bien pour nous assurer que nous sommes le nombril du monde. C’est donc pour sortir de ma torpeur que j’ai écrit cette fiction, car si elle est auto-dénonciation, elle est avant tout monologue.
 
L’auteur
Blaise Ndala est né et a grandi au Congo (RDC). Il s’établit au Canada  en 2007 après des études de droit en Belgique. Son premier roman, J’irai danser sur la tombe de Senghor (L’Interligne, 2014), a reçu de nombreuses distinctions. Il vit à Ottawa.

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